-La seigneurie de Villelot, Villely, Bonnavaud, Lavaud, le Bourg par les seigneurs TACQUENET.
-La seigneurie de la Brousse par les seigneurs LEPICT.
-La seigneurie de Villeraput, Peyzat par les seigneurs FAYOLLE et BEAUFILS.
-La seigneurie des Ecures, par les seigneurs NADAUD.
Les seigneurs à Glénic
Qui n’a jamais entendu parler des seigneurs ? On se les imagine souvent féroces et puissants, parfois justes et courageux… On ne sait pas toujours à quelle époque ils ont vécu… Peu importe, ils ont marqué l’histoire de notre paroisse par leur présence dont il ne reste que quelques témoignages oraux ou visuels. Le grand public se fait souvent une image fausse du seigneur en l’assimilant à un noble, ce qui n’est pas toujours vrai. Parmi les seigneurs de GLENIC beaucoup sont issus de la bourgeoisie de GUERET. Par exemple, Gabriel PERONNEAU de la RUE, avocat à Guéret, qui a acheté à MOSNIER du GARON, le 26 juillet 1781, la seigneurie des ECURES, n’a certainement pas une noblesse très ancienne. On pense aussi parfois que le seigneur est un personnage lettré et instruit ; or Gabriel TACQUENET, écuyer, seigneur de VILLELOT, n’a pas su signer un acte daté du 29 septembre 1622. Il ne faut pas non plus imaginer le seigneur comme un homme de guerre ; certes beaucoup vont combattre dans les armées du ROY, et notamment les nobles les plus pauvres : mais à GLENIC, le seigneur qui se déplace aux XVIIème et XVIIIème siècle n’a pas l’allure des terribles chevaliers. La défense des habitants de Glénic et des alentours, ce n’est pas lui qui l’assure mais le Roi de France qui exerce une grande autorité par le biais d’une centralisation extrême.
Le seigneur est un personnage qui possède des droits seigneuriaux dont il jouit sur un espace variable : une petite seigneurie peut comporter un ou deux villages et une grande plusieurs paroisses. Le seigneur a des privilèges, souvent honorifiques ; par exemple, il peut être enterré dans l’église. Jusqu’en 1776, beaucoup de seigneurs ont été inhumés dans les deux chapelles de l’église de Glénic. Seuls les seigneurs peuvent porter l’épée, accrocher une girouette au toit de leur manoir, posséder un banc à l’église. Ils entretiennent entre eux des rapports courtois et tendus. Les mariages sont fréquents entre familles (ex Marie Tacquenet avec Sylvain Fayolle). De même, les parrains et marraines sont choisis dans la petite noblesse du coin. Les seigneurs se fréquentaient mais ils se querellaient aussi fréquemment. Les guerres féodales, avec siège du château fort, étaient depuis longtemps révolues ; mais les disputes pouvaient prendre parfois un caractère dramatique, comme le prouve cette dispute survenue entre le seigneur des ECURES et celui de PEYZAT, racontée par Louis Lacrocq dans un bulletin de la Société des Sc. Nat. Et Arch. de la Creuse : « Le 13 décembre 1732, en rentrant de la foire de Châtelus Malvaleix, Etienne Nadaud seigneur des ECURES, trouve les portes de sa demeure brisées et tout son mobilier enlevé. Il apprit, ou tout du moins affirme que ce coup d’audace était le fait d’un huissier de Guéret, Martial Cyallis, et d’hommes à ses gages ; l’instigateur était son voisin et ennemi, Jean FAYOLLE, seigneur de PEYZAT. Un procès s’en suivit qui alla au Parlement de Paris. Etienne NADAUD dut le perdre ; il ne put payer les frais et ses biens furent saisis et vendus en 1748. »
La vente de la seigneurie des ECURES constitue un excellent exemple d’une pratique à la fois naturelle et courante. La vente, l’achat, l’agrandissement des seigneuries sont des réalités mouvantes et difficiles à cerner. Il est impossible de donner l’étendue d’une seigneurie (VILLELOT ou PEYZAT par exemple) car elles ont varié au cours des temps et leurs propriétaires ont changé. Il est en revanche plus facile de décrire l’organisation de la seigneurie : le seigneur vit dans un manoir qu’il faut imaginer souvent pauvre dans notre région ; un très bel exemple se trouve aux ECURES bien que le bâtiment ait été modifié, le colombier (une grosse tour toujours visible) donne une originalité à l’ensemble. Il subsiste aussi des restes d’une tour du « château » de VILLELOT dans un jardin du village. Ce manoir est entouré d’une réserve (terres) seigneuriale travaillée par des employés du seigneur, car le
seigneur, s’il est noble, n’a pas le droit de travailler de ses mains sinon il perd sa noblesse.
Puis, plus loin, nous trouvons la « mouvance seigneuriale » : des terres appartenant directement ou indirectement au seigneur et soumises à des taxes. Prenons l’exemple de VILLELOT décrit dans un document d’époque appelé « terrier ». Entre 1622 et 1643, la
seigneurie de VILLELOT comprend Le Bourg, Le Pont, Villelot, Villejavat, Villeput, Villemorle, Les Ecures et Lascoux. Les redevances étaient payables en nature (du seigle, de l’avoine), en argent (3 sols de taille) et en travail (corvée ou arban) par mois, à presque tous s’appliquait l’obligation d’user du moulin banal de Chanterane. Il faut noter aussi que la communauté des prêtres de Glénic percevait la dîme (impôt clérical). Le temps de seigneurs, âge obscur et période de référence, est aussi le « temps des
paysans », car, sans cette paysannerie aux activités essentielles, multiples et rudes, notre commune n’aurait pas pu prospérer.
(Par Jean-Claude PRUCHON, 1994)
La seigneurie de Villelot, Villely, Bonnavaud, Lavaud, le bourg par les seigneurs TACQUENET
Le château du Cros, situé à Saint Laurent, dans le canton de Guéret, appartenait à la famille Fricon au XVe siècle. À la date du 8 décembre 1487, Simon Fricon, écuyer et seigneur du Cros, était chargé d'un arbitrage concernant une contestation impliquant les Célestins, liée à l'écluse du pont à Libaud, sur la Creuse. Ce même document contient une transaction du 26 octobre 1491, concernant une rente entre les Célestins et Evrard Fricon, fils de Simon, également écuyer et seigneur du Cros et de Villelot, commune de Glénic.
Parmi les noms féodaux notables, nous trouvons Salidon de Fricon, écuyer et seigneur du Cros, qui prêta hommage à Anne de France pour la seigneurie du Cros et des rentes sur Chiermont le 30 juillet 1501 (aujourd'hui Cherdemont près de Guéret). Suite à la famille Fricon, le Cros passa aux Tacquenet, probablement par alliance, à une date indéterminée.
Durant deux siècles, les Tacquenet figurèrent parmi les familles les plus influentes de la Marche, occupant de hautes fonctions et maintenant le rang acquis par un ancêtre qui avait su se distinguer. Cet ancêtre, Jean Tacquenet, semble être originaire du midi de la France, peut-être un cadet roturier de Gascogne, venu chercher fortune dans notre région à l'époque où elle appartenait à la maison d'Armagnac. Il resta longtemps entre la Marche et la Gascogne. Procureur d'Armagnac dès 1461, il devint Guérétois par son mariage avec Perrette Allard, fille d'Antoine Allard, seigneur des Monrérouls et secrétaire de Bernard d'Armagnac.
Jean Tacquenet obtint l'office d'élu sur les faits des aides, bénéficiant de la faveur de Pierre de Bourbon et de Louis XI. Il fut anobli par des lettres royales en janvier 1480 et dû mourir avant avril 1521, date à laquelle l'office d’élu passa à son fils Etienne.
L'alliance entre Jean Tacquenet et Perrette Allard a sans doute permis aux Tacquenet de devenir propriétaires non seulement de la seigneurie du Cros, mais également de celles de Villelot et de Cherdemont, qui figuraient dans leur patrimoine au XVIIe siècle.
Jean TACQUENET et Perrette ALLARD ont eu pour enfants Perrette et Etienne. Perrette est née vers 1466 et s'est mariée le 31 mars 1486 à Limoges avec Philippe BILLON, un noble trésorier général des finances de la Marche, fils de Pierre. Leur fils, Etienne TACQUENET, né vers 1470, a été élu par le roi en 1534 lors de l'élection de la Marche. Il est devenu seigneur de Saint Léger près de Guéret, un titre qu'il a hérité de son épouse, une damoiselle de Saint Léger, qui lui a apporté cette seigneurie en dot. De cette union, sont nés Louise et Jehan.
(1) Louise, qui a épousé Louis FAURE, seigneur de la Chassagne près de Gartempe, a eu deux enfants : Etienne et Anne Françoise. Etienne FAURE est devenu seigneur de la Chassagne, de Neuville et de la Faye. Sa sœur, Anne Françoise, s'est mariée avec Laurent DU PLANTADIS, seigneur du Bost et de Baneix.
(2) Jehan TACQUENET, quant à lui, est devenu seigneur de la Mothe Villarnoux (dans la commune de Ceaulmont, Indre) et seigneur de la maison du Bost à Saint Léger le Guérétois. Élu par le roi lors de l'élection de la Marche, il s'est marié vers 1540 avec Barbe ROMANET. Ils ont eu plusieurs enfants, notamment : 1 Louis, 2 Jean, 3 René, 4 Jacques, 5 Antoine, 6 Jean, 7 Antoine, 8 Gilbert, 9 Jean, 10 Marguerite, et 11 Jeanne.
Au début du XVIIe siècle, les TACQUENET sont riches. Le partage réalisé devant AUCANTE, notaire à Guéret, le 6 décembre 1602, entre les enfants de Jean TACQUENET et Barbe ROMANET, porte sur un patrimoine familial important : une seigneurie en Berry, à la Mothe Villarnoux, la terre de Cherdemont, la seigneurie de Saint Léger et celle de la maison du Bost, la seigneurie de Villelot à Glénic, une maison à Guéret, des immeubles et des droits seigneuriaux dans la banlieue de la ville, ainsi qu'un montant comptant élevé. À l'église paroissiale, les TACQUENET ont le patronage de la Chapelle de la Trinité.
Un des enfants, Louis, seigneur de Villelot, obtient, par droit d'aînesse, l'office d'élu. Jean, chevalier et conseiller du roi, devient premier président à la cour des aides de Montferrand en Auvergne. Antoine, curé de Fransèches, est chanoine de la Chapelle Taillefert et en charge d'official à Guéret, après son frère René, prieur de la même ville, décédé avant 1602. Un autre Antoine est seigneur de Corbonier, commune de Guéret, et détient la seigneurie du Cros. Jean, deuxième du nom, porte le titre de seigneur de Bonnavaud à Glénic.
Pendant une partie du XVIIe siècle, les TACQUENET maintiennent leur statut dans la Marche. En 1628, un Christophe TACQUENET, seigneur de la maison du Bost, effectue un legs important à l'hôpital de Guéret, et l'assemblée des habitants décide, en 1634, de placer son nom et ses armoiries sur les bâtiments de l'hôpital.
(1)Louis TACQUENET, fils de Jean et de Barbe ROMANET, a été seigneur de la Mothe Villarnoux et de Villelot après 1602. Il est décédé en 1662. Louis s'est marié le 23 septembre 1583 avec Marie DE FRICON, puis en 1599 avec Catherine ESMOING. Il a eu plusieurs enfants, dont Fiacre et Etienne, mais également Léonarde, Antoine et Jeanne.
Sur le terrier de la seigneurie de Villelot, situé dans la commune de Glénic, une acquisition a permis d'introduire aux archives départementales un registre en parchemin. Celui-ci porte les armoiries d'une branche cadette de la famille TACQUENET : d'argent à la tête de maure de sable surmontée d'un lambel de gueules. Cela prouve que Villelot appartenait à cette famille depuis au moins le XVIIe siècle.
Durant la période de rédaction du terrier, entre 1622 et 1643, le propriétaire était Fiacre TACQUENET, seigneur de Villelot et de Pointrouze en Berry, fils de Louis et frère d'Étienne. Ce terrier a été dressé par Jean ALACATHIN et François PRADAL, notaires royaux basés à Guéret et à Glénic.
Ce document énumère les biens situés dans les communes de Jouillat et de Glénic, qui constituaient la seigneurie de Villelot. Parmi ceux-ci figuraient Glénic, le pont de Glénic, Villelot, Villejavat, Villeput, Villemerle, les Ecures et Lascoux. Les biens comprenaient maisons, champs, prés et chenevières, tenus pour la plupart librement.
Les redevances variaient peu. On trouvait par exemple :une émine de blé de seigle, mesure de Guéret, pour le feu vif, une autre émine pour les bœufs, chacune payable le 15 août ; 2/3 de quarte de seigle au titre de la rente foncière ; 2/3 de ras d’avoine, payable en argent ; 3 sols de taille ; une géline à la Toussaint (redevance consistant en une ou plusieurs poules que les tenanciers devaient remettre à leur seigneur.); une corvée, ou arban, par mois ; une vinade par an, rachetable.
Il s’agissait là d’un héritage tenu en serve condition. À presque tous s’appliquait également l’obligation d’user du moulin banal de Chanterane.
Deux communautés religieuses percevaient des dîmes dans la seigneurie. À Villejavat et Villeput, c’était le chapitre collégial de La Chapelle-Taillefert, représenté par Louis Tacquenet, prieur de Guéret. À Bonnavaud, La Chassignole, Villelot, Villegondry, Villely, Villemome, Peyzat, Le Bouchetaud et Mauques, les dîmes revenaient à la communauté des prêtres de Glénic.
Sur ces dîmes, les seigneurs de Villelot prélevaient une part variant du douzième au seizième.
(2) Jean TACQUENET, fils de Jean et de Barbe ROMANET est chevalier, conseiller du roi, premier président de la cour des aides de Montferrant en Auvergne. Marié en décembre 1601 avec Françoise DU FLOQUET fille de Vidal et de Françoise REDIN.
Ses enfants: Gilberte TACQUENET née le 3 octobre 1602 à Montferrand, René TACQUENET né le 23 mars 1605 à Montferrand, Jeanne TACQUENET née en 1608 à Montferrand à épousé en 1634 Jacques DE MONTORCIER avocat du roi au siège présidial de Clermont Ferrand et Madelaine TACQUENET née le 20 juillet 1610 à Montferrand.
(3) René TACQUENET, fils de Jean et de Barbe ROMANET est curé de Fransèches, chanoine de la Chapelle Taillefert, à la charge d'official de Guéret, tonsuré en 1569, décédé avant 1602
(4) Jacques TACQUENET, fils de Jean et de Barbe ROMANET, est décédé avant 1594.
(5) Antoine TACQUENET, fils de Jean et de Barbe ROMANET, est curé de Fransèches, chanoine de la Chapelle Taillefert, il occupe également le poste de chanoine de la Chapelle Taillefert et exerce les fonctions d’official de Guéret après son frère René. Bachelier en droit, Antoine est tonsuré en 1572, marquant le début de son engagement religieux. En tant que prieur de Saint Léger le Guérétois, il fait preuve d'une grande générosité. Vers 1615, il légua par testament à l'hôpital une somme de trois cents livres, accompagnée d'un lit garni et de vêtements. Toutefois, la délivrance de ce legs ne semble pas s'être effectuée sans complications. En effet, les syndics de l’établissement ont dû adresser une supplication au lieutenant général de la sénéchaussée afin de demander son intervention. Ils cherchaient à mettre les frères TACQUENET, héritiers du prieur de Saint Léger, en demeure d’exécuter la volonté du testateur.
(6) Jean TACQUENET, fils de Jean et de Barbe ROMANET, tonsuré en 1572 est décédé avant 1594.
(7) Antoine TACQUENET, fils de Jean et de Barbe ROMANET est seigneur du Corbonier à Guéret après 1602, seigneur du Chier et de Cherdemont.
(8) Gilbert TACQUENET, fils de Jean et de Barbe ROMANET est décédé avant 1634. Ecuyer, seigneur du Chier et de la maison du Bost. Marié avec Louise GARRON fille de Christophe seigneur de la Rodde, contrôleur des tailles en l'élection de la Marche en 1577et de Marie LARDY.
Gilbert TACQUENET et louise GARRON ont pour enfants Christophe et Françoise.
(9) Jean TACQUENET, fils de Jean et de Barbe ROMANET; écuyer, seigneur du Cros, de Bonnavaud à Glénic et de Cherdémont. Marié avec Catherine DE FRICON, dont Gilbert TACQUENET, seigneur du Cros et de Cherdemont, marié vers 1615 avec Marie AUBUSSON.
(10) Marguerite TACQUENET, fille de Jean et de Barbe ROMANET, mariée vers 1590 avec Jean BARRE seigneur de la Vault et de la Chastres.
(11)Jeanne TACQUENET, fille de Jean et de Barbe ROMANET marié le 27 janvier 1571 avec Gilbert BERAUD, écuyer, seigneur de Murat, procureur du roi en la sénéchaussée de la Marche entre 1571 et 1593. Leurs enfants sont Pierre, Jean, Barbe, René, Loyse.
Enfants de Louis TACQUENET marié avec Marie DE FRICON et Catherine ESMOING fils de Jean et de Barbe ROMANET ( 1 2 3 4 5 )
(1) Fiacre TACQUENET écuyer, Seigneur de Villelot à Glénic et de Pointrouze en Berry, marié en première noce avec Gabrielle BERTRAND, dont Antoine TACQUENET né vers 1640, et en seconde noce avec Anne D'ASSY, fille de René D'ASSY seigneur de l'Age et de Gabrielle BERTRAND, dont Antoine TACQUENET né vers 1642, seigneur de la Tronchette, curé de St Dizier les Domaines, décédé le 23 janvier 1714. Silvain TACQUENET, né entre 1642 et 1650, Claude TACQUENET, né entre 1642 et 1650, François TACQUENET, né entre 1642 et 1650, Silvain Alexandre TACQUENET, né entre 1642 et 1650.
(2) Etienne TACQUENET, écuyer, seigneur de Glénic, décédé avant 1637 avec enfants mineurs.
(3) Léonarde TACQUENET
(4) Antoine TACQUENET, seigneur de le Motte Villarnoux, de Villely, de Neuville, de St Leger, marié le 25 juillet 1633 avec Agnès DE BASLON, fille de Silvain, seigneur de Neuville et de Anne DE BRIDIER. Antoine TACQUENET premier seigneur de Villely porte les armes de : d'or, à la tête de more, de sable bandé d'argent. peu différent des armes de son père : d'argent, à la tête de more de sable, surmontée d'un lambel de gueules.il a comme enfants : Gabriel, écuyer seigneur de Neuville et de Villely et Claude né le 10 juin 1646 décédé le 29 octobre 1716 à Glénic, seigneur de Linard et de Villely.
(5) Jeanne TACQUENET, mariée par contrat du 5 février 1627 avec Yves BERTRAND seigneur de la Villatte, du Peux et du fief de Chéniers, prit le titre de Baron de Malval, mourut vers 1678, fils de Jacques et de Louise DE KEROUSQ. Leurs enfants sont Catherine BERTRAND, marié avec Louis DE LA CELLE seigneur de Bouery et Gabriel BERTRAND, seigneur de la Villatte, Baron de Malval, marié en 1657 avec Charlotte DE SAINT JULIEN, qui lui apporta la seigneurie de St Vaury et Bernage. Mais Gabriel BERTRAND ne reçut la Villatte qu'amoindrie par une aliénation que sa mère Jeanne TACQUENET avait faite au profit de Louis DE LA CELLE, seigneur de Bouery, le 14 juin 1682 moyennant 8000 livres. Le château de la Villatte du cesser d'être habité après la mort de Jeanne TACQUENET, tandis que son fils Gabriel BERTRAND, préféra Malval.
Armoirie des Tacquenet de Villelot, d'argent, à la tête de more de sable, surmontée d'un lambel de gueules.
Enfants de Gilbert TACQUENET et de Louise GARRON, fils de Jean et de Barbe ROMANET (1 2)
(1) Christophe TACQUENET, seigneur de la maison du Bost, décédé avant 1634. Christophe, en 1628, par testament fait devant maitre SIMONNEAU, notaire royal à Guéret, donnait à la ville, outre une somme de mille livres, " un corps de logis, situé au faubourg Marcheudieu, proche du cimetière", afin d'y établir un hôpital: Ce logis se composait d'une maison et d'une grange avec un jardin y attenant. C'est sur l'emplacement d'une partie de ces immeubles que les syndics firent construire le nouvel hôtel Dieu. Sur l'autre partie fut édifiée une chapelle, dont un ancien receveur des tailles en l'élection de la Marche, Jehan DE LEYRIT, s'engagea à supporter les frais. Il chargea par procuration Guillaume DE LEYRIT, son frère, de faire toutes les démarches que pouvait nécessiter la construction de ladite chapelle. Il constitua à ce dernier effet, une rente annuelle de cinquante six livres. Plus tard, vers 1665, le patronage de la même chapelle fut cependant contesté à son héritier Antoine DE LEYRIT, par Françoise TACQUENET, héritière elle même de Christophe TACQUENET. Quoi qu'il en soit, les diverses constructions, paraissent avoir été achevées vers 1634. Dans le cours de cette année, nous voyons en effet, une assemblée générale des bâtiments de Guéret se réunir er décider que le nom et les armes de Christophe TACQUENET seraient apposés en un lieu convenable de l'établissement destiné à loger les pauvres de la ville et les passants.
(2) Françoise TACQUENET décédée après 1681, dame de la maison du Bost, mariée avec Gabriel FILLOUX DE ST SULPICE, seigneur de St Sulpice le Guérétois et conseiller du roi en la Marche. Fils de Philippe et de Marie DU PLANTADIS. Les enfants sont Marie FILLOUX DE ST SULPICE mariée avec François Jacques AUBUSSON DE CAVARLAY. Guillaume FILLOUX DE ST SULPICE, marié avec Gilberte GARREAU. Anne FILLOUX DE ST SULPICE mariée avec Pierre AUBUSSON. Gabriel FILLOUX DE ST SULPICE.
Enfant de Jean TACQUENET et de Catherine DE FRICON, fils de Jean et de Barbe ROMANET (1)
(1) Gilbert TACQUENET seigneur du Cros et de Cherdemont, marié vers 1615 avec Marie AUBUSSON, dont Gilbert TACQUENET né vers 1618, écuyer, doyen du chapitre de la Chapelle Taillefert en 1665, qui à l'âge de 18 ans, prit l'habit de chanoine régulier, à l'abbaye de Chancelade en Périgord, le 30 juillet 1637.
Veuf de Marie AUBUSSON, Gilbert TACQUENET s'est remarié avec Marie GARRON, fille de Christophe seigneur de la Rodde et de Marie LARDY. De leurs mariage naquit Jean TACQUENET. Gilbert qui avait épousé Marie GARRON, dut mourir jeune et laisser une situation médiocre, car sa veuve, remariée avec Antoine LABOREYS, chatelain de Jarnages, emprunte de divers cotés pour le règlement des affaires de familles.
Enfant de Fiacre TACQUENET et de Gabrielle BERTRAND (1)
(1) Antoine TACQUENET, seigneur de Villely né vers 1640, marié avec ?, a pour enfant Charles TACQUENET, écuyer, seigneur de Lavaud et de Villely à Glénic, décédé avant 1696, Charles s'est marié le 17 juin 1675 à Glénic avec Silvaine ROLLIN née vers 1640 à Champsanglard, fille de Jean, seigneur du Bouchaud et de Anne DE BEAUREPAIRE, ils on pour enfants: Marie , Jean , Louis , Louis
Enfants de Antoine TACQUENET seigneur de Villely et de Agnès DE BASLON, fils de Louis et de Catherine ESMOING (1 2)
(1) Gabriel TACQUENET, écuyer, seigneur de Neuville et de Villely, marié en 1657 avec Eléonore DE LA CELLE . Ils ont pour enfants: Anne TACQUENET, née le 9 septembre 1659, Gabriel TACQUENET né en 1661, seigneur de le Motte Villarnoux et de Glénic, marié avec Louise DE SAINT JULIEN, dont Anne TACQUENET, Françoise TACQUENET, mariée avec Pierre DES AGES, écuyer né le 6 décembre 1672 et Antoine TACQUENET, seigneur de Baslon, capitaine au régiment de Ponthieu, marié avec Marie DU SAUZET, dont Jeanne TACQUENET.
(2) Claude TACQUENET, né le 10 juin 1646, décédé le 29 octobre 1716 à Glénic, seigneur de Linard et de Villely.
Enfant de Gilbert TACQUENET, seigneur du Cros et de Marie GARRON, fils de Jean et de Catherine DE FRICON (1)
(1) Jean TACQUENET, seigneur du Cros, marié avec Gabriel LABOREYS. Jean, fils de Gilbert, parait avoir eu de nombreux créanciers, Gilbert son demi frère, entré dans les ordres et à la fin de sa vie, doyen du chapitre de la Chapelle Taillefert, meurt insolvable vers 1685. Jean qui avait vendu, en 1643, une métairie qu'il possédait au Fôt, paroisse de Pionnat, était mort avant juin 1674, laissant trois enfants mineurs: Austrille TACQUENET, Silvain TACQUENET et Françoise TACQUENET
Enfants de Charles TACQUENET et de Silvaine ROLLIN (1 2 3 4)
(1) Marie TACQUENET née vers 1676, marié le 26 aout 1697 à Glénic avec Silvain TACQUENET seigneur du Cros, fils de Austrille et de Jeanne FAYOLLE. Silvain TACQUENET décéda le 20 avril 1700 à St Laurent à l'âge de 25 ans, ne laissant aucun descendant. Marie sa veuve se remaria le 28 mars 1703 à St Laurent avec Silvain FAYOLLE né en 1677 à Glénic, fils de Pierre et de Pétronille LAURENT. Silvain FAYOLLE prit le titre de seigneur de Villely en 1711. De leurs union naquit Jean FAYOLLE né en 1703, Charles FAYOLLE ne en 1706, Marie FAYOLLE née en 1710, Jean Batiste FAYOLLE né en 1717 et Anne FAYOLLE née en 1718. Marie TACQUENET demeure au château de Villely à la fin de sa vie, décédée le 2 février 1736 à Villely, elle a été inhumée dans l'église de Glénic, à la chapelle de la Ste vierge.
(2) Jean TACQUENET, né en 1676 à Champsanglard, décédé le 25 février 1680 à l'âge de trois ans.
(3) Louis TACQUENET, né le 6 aout 1678 à Glénic.
(4) Louis TACQUENET, né le 25 octobre 1684 à Glénic.
Enfants de Jean TACQUENET, (fils de Gilbert et de Marie GARRON) et de Gabrielle LABOREYS (1 2 3)
(1) Austrille TACQUENET, écuyer, seigneur du Cros, marié avec Jeanne FAYOLLE, eut deux enfants, Silvain né vers 1675, marié avec Marie TACQUENET (voir ci dessus) et Françoise mariée avec Léonard DE SAINT JULIEN. Austrille TACQUENET succéda à son père Jean, comme seigneur du Cros. Le château reçoit alors souvent la visite des huissiers et c'est un procès verbal de saisie brandon, dressé à la requête d'Antoine COUDERT, seigneur de la Ponyade, bourgeois de Guéret, créancier d'une obligation de 550 livres, qui donne quelques indications sur la composition du fief. Il comprend, une métairie de trois paires de bœufs et un moulin farinier, situé sur la rivière de la Creuse, appelé du Cros, plus deux métairies de chacune deux paires de bœufs, à Montbreger et au Chezeau, commune de St Laurent. Austrille TACQUENET, quoique chargé de dettes, avait voulu en 1677, faire construire une chapelle dans l'église de Saint Laurent, si modique que fut le prix qu'il devait payer au tailleur de pierres, il en était toujours débiteur en juin 1680 et son créancier le poursuivait en justice.
(2) Silvain TACQUENET, seigneur du Cros, capitaine aide major au régiment d'Agenais, eut pour enfants Pierre , Marguerite , Anne , Thérèse , Henry.
(3) Françoise TACQUENET, née vers 1662, décédée le 8 décembre 1692 à St Laurent.
Quelques faits: Violences exercées contre le sieur Tacquenet qui possédait un petit château à Villelot et qui exigeait le péage sur la chaussée d'un étang lui appartenant. Le jour de l'affaire, il attendait les paysans avec un sabre, un bâton et 2 pistolets. Ceux-ci furent menacés (1 coup de feu est tiré) et rouèrent le seigneur de coups dont il mourut.
[Complément de l'enquêteur] Le Sieur Tacquenet, seigneur du lieu, ayant installé (sans droits) un péage sur la chaussée d'un de ses étangs, arrêta le dimanche 3 janvier 1723, les habitants du village de Villelot qui revenaient de la messe. Les villageois se mirent d'abord à genoux, mais Tacquenet ayant blessé le journalier Lambert à la main d'un coup de pistolet, les 3 journaliers l'assommèrent à coups de bâton. Il en mourut. D'abord emprisonnés, les 3 hommes furent libérés ensuite, et déchargés de l'accusation.
Quant un autre seigneur de Villelot, qui était for haï par les paysans dont il pillait les maigres récoltes. Il leur faisait même battre l’eau de l’étang, afin d’empêcher les grenouilles de chanter. A la Révolution, les paysans, fiers de leurs nouveaux droits, commencèrent à être plus arrogants. Un dimanche de septembre 1789, le seigneur arriva en retard à la messe de Glénic et commença à reprocher au curé d’avoir commencé l’office sans l’attendre. La querelle s’envenima sur le chemin du retour. Un habitant de Villelot saisit alors une pierre et tua le seigneur qui fut projeté dans l’étang. La pierre était, paraît-il, encore visible il y a quelques années. La clarté et la précision de cette relation orale colportée de bouche à oreille depuis près de 200 ans, apparaissent remarquables. (A noter que les registres de la commune de Glénic ne font pas état d’un tel décès.) (Par Jean-Claude PRUCHON, 1994)
La Seigneurie de la Brousse par les seigneurs LEPICT
Peu d'éléments sont disponibles sur la seigneurie de la Brousse à Glénic, où les seigneurs étaient les sieurs DUPICT. Le premier du nom, sieur Silvain DUPICT, est né vers 1590 et s'est marié avec Jeanne CAMUSET. Ensemble, ils ont eu cinq enfants :
- Claude DUPICT, décédé à Guéret le 22 juillet 1694. Il était seigneur de la Brousse, Lieutenant en la vice sénéchaussée de la Marche, Noble et Conseiller du Roi. Claude s'est marié avec Françoise MARTIN, fille d'Isaac Grandprat, Chevalier, Lieutenant en la vice sénéchaussée de la Marche, Ecuyer, Seigneur de Sagnevielle, réside à Pionnat. Claude n'a pas eu d'enfants.
- Marguerite DUPICT, née à Glénic, a épousé en première noce Jacques PROUHET et, en seconde noce, le 3 septembre 1637 à Guéret, Germain BOURGEOIS, né vers 1612, Avocat en la sénéchaussée et siège présidial de la Marche à Guéret.
- Marguerite DUPICT, deuxième du nom, née à Glénic, s'est mariée le 3 septembre 1637, le même jour que sa sœur, avec Claude DE BRIDIER, Ecuyer, Seigneur de Fournoux.
- Antoine DUPICT, décédé avant 1680, noble et Avocat, Conseiller du Roi. Il s'est marié le 20 février 1652 à Guéret avec demoiselle Marguerite MOREAU, fille de Jean, conseiller du Roi dans la sénéchaussée et siège présidial de la Marche, Sieur de La Chassaigne. Dont Anne DUPICT née vers 1655 et décédée le 19 octobre 1680 à Guéret. Anne était marié avec Louis BOUERY, écuyer, conseiller du roi en la sénéchaussée de la Marche, seigneur de Jouillat.
- Guillaume DUPICT, né vers 1622, est décédé le 25 novembre 1685 et inhumé dans l'église de Glénic, à la chapelle de la Sainte Vierge. Il était seigneur de la Brousse et a épousé en première noce le 13 septembre 1647 à Guéret avec Claude DAGUET, puis en seconde noce le 4 février 1652 à Guéret avec Marguerite VILLATTE, décédée le 15 août 1685 et inhumée dans la même chapelle, fille de Michel, greffier criminel.
La seigneurie de Villeraput, Peyzat par les seigneur FAYOLLE et BEAUFILS
Jacques FAYOLLE, marchand lui-même, issu d'une famille de marchands à Guéret, est décédé avant juin 1576. Il avait épousé N. SERNOULLAUD. Ensemble, ils ont eu plusieurs enfants : Jean, Pierre, Antoine, et François. La succession de Jacques FAYOLLE a été partagée le 30 janvier 1582.
(1) Jean FAYOLLE, dit l'aîné, est le fils de Jacques et de SERNOULLAUD. Il était également marchand à Guéret et a épousé Jeanne ROUGIER, qui est décédée avant 1634. Ensemble, ils ont eu trois enfants notables : (1) Pierre FAYOLLE, seigneur du Chezeau, décédé le 2 janvier 1675, marié à Marguerite BOURGEOIS, qui est décédée le 30 octobre 1682 à Guéret ; (2) Jacques FAYOLLE, Sieur de Montbrugier et du Chezaud, Chatelain de Drouille, avocat en la Sénéchaussée de la Marche, marié le 26 février 1634 à Guéret avec Marie COUDERT, décédée à Dun le Palestel ; et (3) Marguerite FAYOLLE, qui a épousé Silvain TIBORD, Sieur de Puy Pacaud, notaire royal.
(2) Pierre FAYOLLE, également fils de Jacques et de SERNOULLAUD, était Sieur de Tréléanges et de Fressanges. Il est décédé avant 1607. Il a contracté un premier mariage le 27 juin 1576 avec Michelette PAYOT, fille d'Antoine, receveur du Domaine dans les châtellenies de Guéret et de Drouilles. Leur descendance inclut Claude FAYOLLE, mariée à Pierre ROUGIER, Chatelain de Guéret et Conseiller du Roi, Pierre FAYOLLE remarié en seconde noce avec Madelaine PLANTADIS. Ensemble, ils ont eu Louise FAYOLLE, mariée à Pierre PENICHON, avocat en la Sénéchaussée de la Marche.
(3) Antoine FAYOLLE, autre fils de Jacques et de SERNOULLAUD, était marié à Marguerite MERIGOT. Ils ont eu quatre enfants, dont (1) Marie FAYOLLE, mariée à Jacques BONNET et (2) (A)Jehan FAYOLLE, Sieur des Salles à Sainte-Feyre et premier seigneur de Villeraput à Glénic, marié avec Marguerite BOURGEOIS, fille de Pardoux et de Jeanne DUPICT. Ce couple a eu six enfants : Pardoux, Antoinette, Anne, Léonard, Pierre, et Marie. Il convient également de mentionner (3) Guillaume FAYOLLE, Sieur de Puy Pacaud, marié à Jeanne PIGNOUX, qui ont eu deux filles, Anne et Marguerite, ainsi que (4) François FAYOLLE.
(4) François FAYOLLE, décédé avant 1580, était marié avec Claude MERIGOT. Ils ont eu une fille, Marguerite FAYOLLE, qui s'est mariée le 5 août 1580 à Guéret avec Martial BLONDET, licencié des Lois et avocat en la Sénéchaussée de la Marche. Un autre membre de leur famille, un certain ? FAYOLLE, s'est également marié avec Jeanne BARET.
(A) Enfants de Jehan FAYOLLE, seigneur de Villeraput, et de Marguerite BOURGEOIS :
Les enfants de ce couple incluent : (1) Pardoux, (2) Antoinette, (3) Anne, (4) Léonard, (5) Pierre, et (6) Marie.
(1) Pardoux FAYOLLE, seigneur des Salles, décédé avant 1668, était marié à Marguerite JANICOT. Leur descendance comprend Marguerite FAYOLLE, qui épousa François DE LA SEIGLIERE, écuyer et sieur de Clavières.
(2) Antoinette FAYOLLE a épousé Léonard LAURENT le 5 février 1657. De cette union sont nés trois enfants : Gilbert, Jeanne et Étienne.
(3) Anne FAYOLLE s'est mariée en 1655 avec Pierre HOMEDIEU, apothicaire, et de leur union sont nés deux enfants : Pierre et Anne.
(4) Léonard FAYOLLE, marchand et sieur des Salles, a épousé Jeanne LAURENT le 11 février 1654 à Guéret. Décédé avant novembre 1657, il a été remarié le 27 novembre 1657 avec Marie VOYSIN.
(5) Pierre FAYOLLE, maître et sieur de Villette et de Villeraput, est décédé le 2 janvier 1688 à Glénic. Marié le 1er septembre 1646 à Guéret avec Pétronille LAURENT, sœur de Léonard et Jeanne, ils ont eu six enfants : Jehan (sieur de Viliaunat), Jean, Anne, Silvain, Marguerite et Marie. (B) Jehan FAYOLLE, conseiller du roi, a trois enfants issus de son mariage avec Jeanne RONDEAUX. (C) Jean FAYOLLE, né vers 1661, a eu six descendance avec Françoise AUCANTE. Anne, née vers 1664, est mariée à Étienne LEMOINE. Silvain, né le 18 mars 1677, a contracté un mariage avec Marie TACQUENET, unissant également leurs familles par cette alliance et Marie FAYOLLE mariée avec Guillaume RONDEAUX.
(6) Marie FAYOLLE s'est mariée le 20 février 1653 à Guéret avec Pierre GOULHIARD, notaire royal, qui était procureur en la sénéchaussée de la Marche.
(B) Enfants de Jehan FAYOLLE, seigneur de Viliaunat, et de Jeanne RONDEAUX :
Ce couple a eu trois enfants : (1) Anne, (2) Jehan Baptiste, et (3) Michel.
(1) Anne FAYOLLE est née le 7 février 1677 à Glénic.
(2) Jehan Baptiste FAYOLLE, maître et seigneur de Peyzat, est né le 21 juin 1678 à Glénic et est décédé le 12 avril 1754 à Peyzat. Il était conseiller du roi et a été élu lors de l'élection de la Marche à Guéret. Jehan Baptiste s'est marié en première noce le 1er février 1708 à Argenton-sur-Creuse avec Marie CROCHEREAU, qui est décédée avant février 1722. Elle était la fille de Jean, sieur de Montbaltruy à Vigoux et de la Ragotière à Arpheuilles. Leur union a donné naissance à sept enfants :
- Jeanne Françoise FAYOLLE, née le 21 septembre 1709 à Glénic, décédée le 25 avril 1778 au château de Vost à Lourdoueix-Saint-Pierre. Elle s'est mariée le 12 mai 1732 à Glénic avec Silvain BLONDET, bourgeois et sieur de Leyberet, et ils ont eu six enfants.
- Jacques FAYOLLE, né le 7 septembre 1711 à Peyzat de Glénic.
- Gabrielle FAYOLLE, née le 7 septembre 1711 à Peyzat de Glénic, décédée le 28 septembre 1711, à 21 jours.
- Magdeleine FAYOLLE, née le 25 janvier 1714 à Peyzat de Glénic.
- Etienne FAYOLLE, né le 4 juin 1715 à Peyzat de Glénic, décédé après 1776, Prêtre, Curé de Mortroux
- Jean Baptiste FAYOLLE, né le 12 juillet 1716 à Glénic.
- René FAYOLLE, né le 22 août 1717 à Glénic.
Après le décès de son épouse Marie CROCHEREAU, Jehan Baptiste se remarie le 14 février 1722 à Sardent avec Marie DROUILLETTE. Ensemble, ils auront plusieurs enfants :
- Silvain Fayolle, né le 22 novembre 1722 à Glénic.
- Jeanne FAYOLLE, née le 29 janvier 1724 à Glénic, décédée le 21 mai 1727.
- Jeanne FAYOLLE, née le 30 novembre 1727 à Glénic, décédée le 8 mai 1787.
- Marie FAYOLLE, née le 16 décembre 1728 à Glénic, décédée le 12 juin 1782 à Peyzat de Glénic. Elle s'est mariée à Glénic le 28 février 1747 avec (E) Jean Louis BEAUFILS, avocat en Parlement et conseiller du Roi à Guéret. Né vers 1713, décédé au château de Peyzat le 20 juillet 1787
- Catherine FAYOLLE, née le 4 avril 1733 à Glénic.
(3) Michel FAYOLLE, avocat en la Cour, est né le 24 août 1682 à Glénic. Il s'est marié le 17 juin 1710 à Aubusson avec Gabrielle LABOREYS, et ils ont eu trois enfants connus, nés à Aubusson.
De nombreux habitants de Peyzat racontent que le seigneur Jehan FAYOLLE, pendait des gens dans sa cave ; les crochets subsisteraient encore. Une vieille dame de Villemôme, aujourd’hui décédée, affirmait avec un certain tremblement dans la voix, qu’il volait les terres de Villemôme. (Par Jean-Claude PRUCHON, 1994)
(C) Enfants de Jean FAYOLLE, seigneur de Villeraput, et de Françoise AUCANTE.
Ce couple a eu six enfants: (1) Gilberte, (2) Antoine, (3) Anne, (4) Jeanne, (5) Marie, (6) Michel.
(1) Gilberte FAYOLLE, née le 1er août 1694 à Villeraput de Glénic, a tristement quitté ce monde le 23 novembre 1743 dans le même village.
(2) Antoine FAYOLLE, né le 15 juillet 1696 à Villeraput de Glénic.
(3) Anne FAYOLLE, née le 8 mars 1699 à Villely de Glénic.
(4) Jeanne FAYOLLE, née le 2 mars 1700 à Villely de Glénic.
(5) Marie FAYOLLE, née le 20 juillet 1701 à Villely de Glénic.
(6) Michel FAYOLLE, né le 22 novembre 1702 à Villely de Glénic, seigneur de Villeraput a épousé le 3 juin 1727 à Anzème Marguerite DE LA CELLE, fille de François, Sieur du Bouchaud et Seigneur du Mondon, et de Marguerite ROLLIN. Ensemble, ils ont eu cinq enfants :
- Marguerite FAYOLLE, née le 21 avril 1728 à Villeraput de Glénic, décédée le 24 octobre 1791 au Château de la Roche à Saint-Silvain-sous-Toulx. Elle a épousé Etienne BEAUFILS.
- Pierre Alexis FAYOLLE, bourgeois, né le 25 avril 1730 à Villeraput de Glénic, décédé le 10 janvier 1794 au même endroit. Il a marié (D) Anne BEAUFILS le 28 février 1747 à Glénic, avec qui il a eu deux enfants : Jean Baptiste FAYOLLE, seigneur de Villeraput, et Jean Gabriel FAYOLLE, bourgeois à Villeraput.
- Marie Anne FAYOLLE, née le 16 juin 1732 à Bussière Dunoise.
- Charles FAYOLLE, né le 16 décembre 1736 à Bussière Dunoise, a malheureusement décédé le 3 avril 1738 à Glénic.
- Gilberte FAYOLLE.
(D) Les enfants de Pierre Alexis FAYOLLE de Villeraput et d'Anne BEAUFILS, ce couple a eu cinq enfants :
- Madeleine FAYOLLE, née le 21 février 1759 à Glénic, mariée le 1er novembre 1796 avec Jean BONNET.
- Magdeleine FAYOLLE, née le 15 novembre 1763 à Villeraput, décédée le 19 janvier 1766 au même endroit.
- Marie FAYOLLE, née le 30 janvier 1765 à Villeraput, décédée le 29 avril 1768 au même endroit.
- Jean Charles FAYOLLES, né le 8 février 1768 à Villeraput, décédé le 9 mars 1832 à Glénic. Il était marié le 4 mars 1794 à Glénic avec Anne Thérèse BOURGEOIS, fille de Léonard, agent cantonal et greffier en chef, et d'Etiennette Gabrielle DROUILLETTE.
5.Jean Gabriel FAYOLLE, né le 14 février 1771 à Villeraput.
(E) Les enfants de Jean Louis BEAUFILS seigneur de Peyzat et Marie FAYOLLE
Jean Louis BEAUFILS, né vers 1713, décédé au château de Peyzat le 20 juillet 1787 est devenu seigneur de Peyzat par son mariage avec Marie FAYOLLE, il a eu le bonheur d'accueillir onze enfants. Voici la liste de sa descendance : (1) Madeleine, (2) Jeanne Françoise, (3) Anne, (4) Marie Jeanne, (5) Jeanne Françoise, (6) Jean Baptiste, (7) Catherine, (8) Jean Baptiste, (9) Christophe, (10) Gaspard, et (11) Jean Louis.
(1) Madeleine BEAUFILS, née le 20 août 1748 à Peyzat de Glénic.
(2) Jeanne Françoise BEAUFILS, née le 14 janvier 1750 à Peyzat de Glénic.
(3) Anne BEAUFILS, née le 24 novembre 1751 à Peyzat de Glénic.
(4) Marie Jeanne BEAUFILS, née le 10 octobre 1753 à Peyzat de Glénic.
(5) Jeanne Françoise BEAUFILS, née le 24 juin 1756 à Peyzat de Glénic. Elle a épousé Pierre POISSONNIER, seigneur des Granges, le 22 février 1773 à Glénic. Pierre, né le 27 juillet 1739 à Guéret, était chirurgien juré et fils de Léonard, sieur des Granges, et de Jeanne RICHARD. Leur union a donné naissance à Antoine, Jeanne, Jean Baptiste et Louis Antoine.
(6) Jean Baptiste BEAUFILS, né le 11 décembre 1757 à Peyzat de Glénic, décédé au même endroit le 26 juin 1759.
(7) Catherine BEAUFILS, née le 18 janvier 1760 à Peyzat de Glénic. Elle décède le 22 novembre 1790 à l'âge de trente ans.
(8) Jean Baptiste BEAUFILS, né le 12 mars 1762 à Peyzat de Glénic, marié à Chénérailles le 16 juin 1783 avec Elisabeth Solange BERTHET DE FOUGÈRES, fille de Gilbert, négociant et ancien juge, et de Dame Anne SALLE. Leur enfant, (1) Casimir BEAUFILS, né le 13 septembre 1792 à Glénic, a épousé Françoise Annette Barthélemite LAMBERON le 10 novembre 1818 à Lyon. (2) Alexandrine Beaufils née le 15 décembre 1794 à Glénic, est également issue de cette union.
(9) Christophe BEAUFILS, né le 18 octobre 1763 à Peyzat de Glénic.
(10) Gaspard BEAUFILS, né le 26 avril 1767 à Peyzat de Glénic, décédé le 23 janvier 1771 au même endroit.
(11) Jean Louis BEAUFILS, né le 25 avril 1769 à Peyzat de Glénic, a été percepteur des contributions à Bonnat. Il a épousé Anne MAUFUS, née le 25 septembre 1766 à Châtelus Malvaleix, qui a décédé le 31 août 1818 à Bonnat. De cette union, sont nés (1) Elie Jean Baptiste BEAUFILS, né le 24 janvier 1793 à Glénic, (2) Elisabeth Solange BEAUFILS, née le 5 janvier 1794 à Glénic, (3) Victoire BEAUFILS, née le 10 février 1795 à Glénic, (4) Emilie BEAUFILS, née le 15 novembre 1796 à Peyzat de Glénic, (5) Victoire Julie BEAUFILS, née le 21 février 1799 à Glénic, mariée à Bonnat le 10 août 1820 avec Silvain Auguste ROBERT, et (6) Hyppolite BEAUFILS, né le 7 avril 1800 à Peyzat de Glénic.
Jean Louis BEAUFILS s'est remarié le 15 octobre 1828 à la Celle Dunoise avec Marie Louise Françoise PEZE.
Les seigneurs BEAUFILS de Peyzat n'ont pas tous laissé de bons souvenirs à la population de Glénic. Pendant la Révolution, ils brisèrent presque toutes les croix de la commune. Toutefois, celle du village de Villelot échappa à leur rage destructrice car elle fut mise en sécurité dans la pêcherie voisine. La croix de Villemôme fut cachée dans la terre pour la protéger, tandis que la seule croix de Peyzat resta debout grâce à la détermination d'un habitant, véritable héros local. Cet homme menaça de mort les BEAUFILS (Je suppose qu'il s'agissait probablement de Jean-Baptiste et de Jean-Louis BEAUFILS) s'ils touchaient à cet emblème de foi.
Cette famille BEAUFILS qui possédait la propriété de Peyzat, à l'exclusion des deux familles: ROBERT et VILLARD, est depuis 1888 complètement anéanti. Après la révolution, ruinée, elle vendit ses biens à Peyzat, qui se composent du château, réserve et deux domaines. Le dernier BEAUFILS était prêtre, son originalité ne lui permit pas de faire longtemps de ministère, il habitait un petit château dans la paroisse des Mars, canton d'Auzances.
la seigneurie des Ecures par les seigneurs NADAUD
Les armes des NADAUD des Escures, de la Vallette, de la Robière, de Pescharadour, de la Villetelle, de Péra, de Bordessoule sont: "de sinople à la croix ancrée d'argent, chargée en cœur d'une étoile de sable".
Blaise, Claude et Charles NADAUD, fils de Jean NADAUD, conseiller du roi, vice sénéchal d’Agénois, Condommois et Gascogne, quittèrent Limoges au temps des guerres de religion et s’établirent dans la province de la Marche, à Guéret, sur les paroisses de Glénic et de Saint Fiel.
Pendant que la descendance de Blaise et de Claude demeurait dans la Marche, Pierre NADAUD de Vallette, fils de Charles, abandonnait la Marche pour le Berry et se fixait à Issoudun, que ses enfants quittaient bientôt pour former un établissement considérable à Bourges, et y devenir la tige des NADAUD, titrés marquis de Vallette.
La descendance de Blaise NADAUD fait, le 18 novembre 1669, déclaration du fief des Escures, dont le manoir est sur la paroisse de Glénic. Un premier mariage avec Gabrielle JOUHANNET, le couple a eu deux enfants : (1) Antoine, (2) Silvain, puis trois autres avec Catherine FEYDEAU: (3) Etienne, (4) Sylvine, (5) René Léonard.
(1) Antoine NADAUD, né 12 septembre 1675 à Saint Fiel, épousa le 2 aout 1699 Antoinette PEYRAULT.
(2) Silvain NADAUD qui épousa Antonie TOURTAUD, ont eu quatre enfants :
(A) Etienne NADAUD né le 21 septembre 1675 à Saint Fiel.
(B) Antonie NADAUD, née le 26 décembre 1678 à Saint Fiel, mariée le 1 mars 1685 à Léonard PLUZEAU.
(C) Gilbert NADAUD, né le 9 juillet 1680 à Saint Fiel.
(D) Silvaine NADAUD, née le 6 février 1684 à Saint Fiel.
Blaise NADAUD, épousa en deuxième noces, Catherine FEYDEAU, dont ils ont eu plusieurs enfants :
(3)Etienne NADAUD, prêtre, commis par le curé de Saint Fiel pour les actes de baptême et de mariage en 1676, puis chanoine de la Chapelle Taillefert en 1681. Il devint curé d’Anzème, dont il remplissait encore ses fonctions en 1694.
(4)Sylvine NADAUD, mariée à Claude BRUNEAU. On trouve à la date du 23 février 1669, le dénombrement donné par Sylvine NADAUD, veuve de Claude BRUNEAU, pour le fief de la Pimparlière.
(5)René Léonard NADAUD, des Escures rend foi et hommage de son fief le 24 avril 1684. Il a eu six enfants de son mariage avec Gabrielle Léonarde PARROT.
(A) Pierre NADAUD, marié le 9 février 1687 à Catherine PRUDON.
(B) Antoinette NADAUD, décédée le 27 mars 1672.
(C) Sylvaine NADAUD, née le2 septembre 1678 à Saint Fiel, marié le 27 juin 1695 à Léonard PLUZEAU.
(D) Silvain NADAUD, né le 10 janvier 1683, décédé le 20 janvier 1693.
(E) Charles NADAUD, né le 6 décembre 1684.
(F) Silvain NADAUD, conseiller du roi, ancien lieutenant général en la sénéchaussée et siège présidial de la Marche, déclara en 1697, à Messieurs les commissaires généraux de la noblesse, les armoiries suivantes : « d’azur à une fasce d’or, chargée d’une flèche couchée de sable, accompagnée en chef d’un croissant d’or et en pointe d’un demi lion, ou lion coupé d’or. Il avait hérité de son père d’un procès contre les seigneurs du Chatelier, procès qui dura 154 ans, de 1613 à 1767, et se transmit dans la famille pendant cinq générations. Ce procès ne fut pas le seul qu’eurent à soutenir les Nadaud de la Marche, ils paraissent avoir été mêlés à un de ces procès féodaux, séculaires, qui se portaient de juridictions à juridictions et finissaient le plus souvent par la ruine des deux partis. Silvain mourut en laissant plusieurs enfants : (1) Anne, (2) Pierre, (3) Etienne.
Les armes de Silvain NADAUD, seigneur des Ecures, "d'azur à une fasce d'or, chargée d'une flèche couchée de sable, accompagnée en chef d'un croissant d'or et en pointe d'un demi lion".
Enfants de Silvain NADAUD seigneur des Escure (1) Anne, (2) Pierre, (3) Etienne.
(1) Anne NADAUD, épousa François COUDERT, seigneur des Vareynes, conseiller du roi au présidial de la Marche.
(2) Pierre NADAUD, seigneur de Pera, capitaine d’infanterie, fournit en 1721, déclaration pour le fief du moulin de Lautreet, le moulin de Chinault, près Saint Denis d’Issoudun. Dans les années 1727 à 1729, on le voit soutenir un procès contre Jean BIDAULT, curé d’Etrechet, il y est qualifié, « nouveau seigneur de Fougères et de Châteaufort ».
(3) Etienne NADAUD, seigneur des Escures, avocat au parlement de Paris, tient le fief de ce nom, en 1724, il est porté comme absent, sur le tableau des avocats au siège présidial de Guéret, pour les années 1725 et 1729. Il est victime de pillage avec effraction et violence à la fin de l’année 1732.
Voici la plainte qu’il porta le 24 mars 1733, au lieutenant général criminelle de la sénéchaussée de la Marche à Guéret : Etienne NADAUD seigneur des Escures, avocat en parlement, demeurant au dit lieu nobles des Escures, paroisse de Glénic, disant que le 13 décembre dernier, étant à la foire de Sainte Luce, au bourg de Châtelus, pour y faire vendre de ses bœufs gras, il fut bien surpris, à son retour audit lieu des Escures, de voir les portes de sa maisons forcées et enfoncées, tous ses meubles meublants, même son lit, tous ses effets, titres, papiers, or, argents, bijoux, argenteries, habits, linges et hardes à, son usage , même ses armes enlevées, deux de ses armoires et coffre ouverts et les serrures forcées et brisées, dans l’une desquelles étaient les habits, linges, dentelles, bijoux, bagues et joyaux de défunte dame sa mère, toute la batterie de cuisine et la vaisselle, jusqu’à la dernière assiette, et tout ce qui était dedans enlevé. Et ayant demandé à ses métayers et voisins s’ils ne savaient pas quelles personnes avaient enfoncé les portes de sa maison, cassé et fracturé ses armoires et coffres et de son grenier, tous les grains qui étaient dans lesdits greniers, dix vaches, une jument et un poulain qui étaient dans les écuries d’un de ses domaines, ils lui dirent qu’ils avaient vu plusieurs personnes armés et attroupés qui étaient entrés dans la maison, à force ouverte.
Le suppliant s’étant depuis informé quels étaient ces hommes, il a appris que c’était entre autres le nommé Martial CYALIS, huissier, Jean MIETTE, Jacques ROULLY, Honoré JOUANICHON et Bernard LEMERLE, manants et habitants de cette ville, lesquels, après avoir à coup de hache rompu et brisé les portes d’entrée de la maison, fait couler les verrous avec baïonnettes et autres instruments, forcé et fracturé les serrures de deux armoires et d’un coffre qui étaient dans une des chambres de la maison, et pris tout ce qu’ils avaient trouvé, forcé la porte du grenier et enfoncé la serrure à coup de hache avec violence et enlevé tous ses grains, ils avaient, à force de menaces et mauvais traitements, obligé Silvain et Léonard ALASOEUR et Pierre BAU, métayers du suppléant de lier leurs bœufs et conduire dans leurs charrettes tout ce qu’ils avaient pris et enlevé de la maison du suppliant, qui, après avoir découvert les auteurs de ce vol avec effraction de portes, huis, serrures est conseillé de vous en donner sa juste plainte.
Ce considérant, Monsieur, il vous plaise de donner acte au suppliant de la plainte qu’il vous porte contre les dénommés en la présente requeste des faits contenus dans icelle, circonstances et dépendances, lui permettre d’en informer et à cet effet, faire assigner témoins pardevant vous pour déposer de la vérité des faits y énoncez, pour la dite information faite estre pris par le suppliant telles conclusion qu’il appartiendra, sauf à Monsieur le procureur du Roy, après que tout lui aura été communiqué, de prendre telles conclusions qu’il verra bon être, pour la vindicte publique, déclarant le suppliant qu’il se rend partie civile. Et vous ferez bien. « Signé NADAUD des Escures et Coudert.
Le même dossier renferme les pièces de l’information, suivie les 27 et 28 mars, 4 et 21avril 1733, par Léonard GUILLON, lieutenant général criminel de la sénéchaussée de Guéret et siège présidial de la Marche, contre CYALIS et ses complices.
L’enquête fut continuée l’année suivante, le 8 avril 1734, par les soins de Maitre Abdon René COUSTURIER, seigneur de Fernoüe, Soumandre, Ardillac et autres lieux, conseiller secrétaire du roi, lieutenant civil, assesseur criminel en la chatellenie royale de Guéret, contre messire Jean FAYOLLE, seigneur de Peyzat, conseiller du roi, élu en l’élection de la Marche, qui parait avoir été l’instigateur de ces violences. Etienne NADAUD interjeta appel au parlement de Paris, le 4 mai 1733. Le parlement évoqua l’affaire, le 7 septembre 1734.
La solution du procès n’est pas connue, mais Etienne NADAUD dut le perdre et ne put en payer les frais, car le procureur qui avait occupé pour lui, Pierre MOSNIER DU GARON, fit saisir ses biens, « situés dans les lieux et villages des Ecures et de Villely, en la paroisse de Glénic », dit la sentence de validation de la saisie rendu par la sénéchaussée de la Marche le 3 juin 1741, et consistant en « maison, préclôtures du fief des Ecures, deux domaines en dépendant, le fief de Villely, cens et rentes en dépendant ».
La procédure d’adjudication traina longtemps, car c’est seulement le 17 décembre 1748 que MOSNIER DU GARON se rendit acquéreur des biens saisis, mais possédait déjà, pour s’en être rendu adjudicataire sur sentence des requêtes de l’hôtel du 29 décembre 1747, les seigneuries de Bonnavaud, Vaumoins, Glénic et Villelot, qui lui venaient de Jean Baptiste POLIER. Il acquit de Pierre FAYOLLE, par contrat devant ROUX Roland et son frère, notaires à Versailles, le 12 novembre 1750, le quart du fief de Villely, qui appartenait à Pierre FAYOLLE, Etienne NADAUD n’en ayant que les trois autres quarts. Il garda cet ensemble de seigneuries jusqu’au 26 juillet 1781, date ou, par contrat devant les notaires du Chatelet, il vendit le tout à Pierre PERONNEAU DE LA RUE, conseiller au présidial de Guéret.
Etienne NADAUD parait n’être jamais revenu à Guéret. Il mourut avocat au parlement de Paris, sans laisser de postérité.
Après la révolution, la terre des Ecures passa à Gabriel PERONNEAU, avocat à Guéret, qui la légua à sa parente Madame JAUCOURT, en 1847, celle-ci la transmit à sa fille, Madame Louis JARRIT DELILLE, dont les filles, Mesdames SOUCHARD et de LEOBARDY, l’on vendue à divers acquéreurs. La maison a été achetée par Monsieur GENY.
C’est une pittoresque construction qui, dans sa modestie, ne manque pas d’élégance. Elle a été mise en son état actuel par une réfection qu’il est aisé de dater de la restauration ; elle est donc l’œuvre de Gabriel PERONNEAU.
Du coté Est, il conserva au moins une partie du vieux logis dont les ouvertures moulurées attestent le XVIe siècle. Puis il la prolongea à l’Ouest par un rez de chaussée à mansarde orné d’un petit fronton triangulaire. Une girouette à fleurs de lys surmonte le toit de tuiles. A l’intérieur , M. et Mme GENY ont restauré avec gout, des papiers peints un peu postérieurs à la construction et qui datent de la monarchie de Juillet. Une pièce est entièrement garnie de scènes de chasse de couleurs vives ; une autre a des grisailles représentant des scènes fantaisistes de la conquête de l’Algérie. Une seconde girouette à fleur de lys surmonte un petit pavillon dans le jardin et, a quelque distance de la maison, un colombier circulaire évoque le temps ou les Ecures étaient encore une seigneurie. Cet ensemble, que, d’après la tradition, Gabriel PERONNEAU avait aménagé pour y passer la saison de la chasse, a un charme vieillot très séduisant dans un joli cadre de nature. Son exposition au midi, domine vallon et un vaste horizon sur Guéret. (Louis LACROCQ)
Château des Ecures en 2011 (photos B.P)
Château des Ecures en 2017 (photos B.P)