Les mairies et les Gardiens de la Falaise
Depuis la Révolution, le siège de l'administration municipale a changé d'adresse à plusieurs reprises. Des premières salles d'assemblée sommaires jusqu'aux bâtiments actuel, découvrez l'emplacement de ces anciens lieux de pouvoir local.
Le presbytère de Glénic devenu mairie en 1827 jusqu'en 1948, faisait partie intégrante de l'ensemble patrimonial de la commune, aux côtés de l’'église.
Avant même que ce bâtiment ne soit baptisé presbytère, son emplacement était déjà lié à un ancien château médiéval, « le château d’Alix de Gleny ». Ce dernier se dressait tout près de l’église fortifiée.
Les archives indiquent qu'il s'agissait initialement d'une structure fortifiée médiévale, protégée à l'époque par les puissantes tours de l'église fortifiée voisine.
Le château entre véritablement dans la grande histoire locale durant les guerres de Religion. En 1591, sous le règne d'Henri IV, le gouverneur de la Haute Marche, Louis Chasteignier d'Abeine, assiège et détruit en grande partie l'édifice afin de soumettre les seigneurs ligueurs locaux qui s'opposaient à l'autorité royale.
Reconstruit partiellement après ces destructions, le domaine passe entre les mains de plusieurs familles notables du Limousin et de la Marche :
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Vers 1730, il appartient à Jean-Baptiste Polier, avocat à Guéret et seigneur de Glénic.
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En 1747, il est racheté par Pierre Mosnier du Garon, procureur du Roi.
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En 1781, la propriété revient à Pierre Perroneau de la Rue, conseiller au présidial de Guéret.
Transformation en presbytère :
Au XVIIe siècle, une communauté de prêtres s’établit temporairement dans les lieux. Finalement, le 10 février 1827, la commune de Glénic rachète officiellement l’ancien immeuble à la famille Perroneau afin de le transformer en presbytère de la paroisse. Le bâtiment accueille également un lieu de réunion pour le maire et les membres du conseil municipal, ainsi qu’une école. Un logement est réservé au prêtre et un autre au bedeau, chacun disposant de sa propre entrée. Un local est également affecté à l’école, mais celui-ci devient rapidement trop petit. Après 1850, l’école est transférée dans un bâtiment appartenant à Monsieur Guyonnet. Quant à la mairie, elle continue de siéger dans le presbytère jusqu’en 1948, date à laquelle les locaux accueillent une agence postale. Le 7 février 1975, l’immeuble est vendu à Madame Baratin, mettant ainsi fin à sa longue période d’utilisation par la commune.
Ainsi, au fil des siècles, ce bâtiment aura successivement connu plusieurs usages : lieu d’accueil temporaire d’une communauté de prêtres au XVIIe siècle, presbytère, école et lieu de réunion municipal à partir de 1827, puis agence postale à compter de 1948, avant de devenir une propriété privée en 1975.
Presbytère en 2018 (Photo BP)
En 1948, transfert de la mairie dans une des classes de l'école
Une nouvelle étape dans l’histoire du bâtiment apparaît dans une délibération du 15 août 1948.
Monsieur le maire expose alors au conseil municipal les difficultés rencontrées par l’agence postale de la commune à la suite du décès de Madame Marie Villard, qui en assurait la gérance. Monsieur Paul Villard, désormais seul, ne peut plus assurer le service dans les conditions nécessaires ni fournir le logement indispensable au ménage chargé de cette fonction.
Les recherches entreprises dans le bourg afin de trouver des locaux susceptibles d’accueillir l’agence postale par voie de location n’ayant pas abouti, le maire propose de recourir aux bâtiments communaux disponibles.
Le conseil municipal décide alors d’installer l’agence postale et de loger le ménage chargé de sa gérance dans la mairie actuelle, c’est-à-dire l’ancien presbytère, après réalisation des transformations proposées par l’architecte Pithon.
Pour permettre cette réorganisation, il est également proposé de demander la désaffectation des deux classes devenues vacantes à la suite de la suppression d’un poste d’instituteur et d’un poste d’institutrice. L’une de ces classes doit accueillir la mairie, tandis que l’autre est destinée à recevoir la cantine scolaire.
Toutefois, l’installation de l’agence postale présentant un caractère urgent, le conseil municipal demande à l’unanimité que l’une des classes vacantes de l’école puisse être occupée provisoirement pour servir de mairie, dans l’attente de la réalisation des aménagements prévus.
De septembre 1948 à novembre 1962, l’une des classes de l’école des filles a servi de mairie. (Photo BP)
La création de la nouvelle mairie de Glénic (1955-1962)
Sur une délibération du 3 juillet 1955, Monsieur le maire expose que l’immeuble appartenant à Monsieur Gouny et jouxtant le groupe scolaire est en vente. Il rappelle que la commune ne possède pas de bâtiment pour y installer la mairie et que celle-ci est provisoirement aménagée dans une école désaffectée. En cas de rétablissement d’une troisième classe, le conseil se verrait dans l’obligation de déménager la mairie, sans pouvoir la réinstaller ailleurs, faute de local. Monsieur le maire invite l’assemblée à prendre une décision, car il estime qu’il s’agit d’une occasion unique, qui ne se représentera plus jamais à Glénic et qui permettrait de régler immédiatement l’inquiétant problème du siège de la mairie. Le conseil, à l’unanimité, approuve cette proposition et invite Monsieur le maire à entrer immédiatement en contact avec le vendeur.
Le 11 novembre 1955, lors d’une délibération, Monsieur le maire informe le conseil que Monsieur le préfet autorise la commune à acquérir l’immeuble. Les frais relatifs à cet acte de vente s’élèvent à environ 58 000 francs.
Le 26 août 1956, il est précisé que les travaux ne devraient pas commencer avant 1957. Le projet de transformation de l’immeuble a déjà été rédigé par l’architecte Pithon.
Le 7 février 1960, Monsieur le maire rappelle la délibération du 15 novembre 1955, par laquelle le conseil municipal avait décidé l’acquisition d’un immeuble destiné à être transformé en mairie. Il précise que les travaux ont été retardés jusqu’à présent dans l’espoir d’obtenir une subvention éventuelle de l’État. Cette aide étant très incertaine, et compte tenu de l’urgence à disposer de locaux suffisants pour accueillir les services municipaux, provisoirement installés dans une école désaffectée, il estime nécessaire de commencer les travaux dès que possible. Cette installation est très incommode, car la salle de la mairie actuelle est occupée toutes les semaines par le centre postscolaire agricole. Considérant qu’une somme de 18 000 francs est inscrite à cet effet au budget de 1959, le conseil approuve le devis du 31 mars 1958, établi par l’architecte Pithon, et autorise le maire à passer les marchés avec les artisans de la commune.
Le 1er juin 1960, Monsieur Marcel Chambon, maçon à Glénic, passe avec la commune un marché pour les travaux de réparation de la mairie. Considérant que les travaux doivent être terminés au plus tôt et, en tout état de cause, avant l’hiver suivant, le conseil décide de fixer la date d’achèvement total des travaux au 1er novembre 1960. Passé ce délai, Monsieur Chambon se verra infliger une pénalité de 5 francs par jour de retard.
Le 9 septembre 1961, afin de permettre l’achèvement des travaux d’aménagement et compte tenu des dépenses envisagées pour les travaux restant à effectuer, le conseil décide de contracter un emprunt de 5 000 francs.
En avril 1962, concernant les travaux de peinture, Monsieur Guy Fouquet est retenu, ayant proposé le meilleur prix.
Le 2 septembre 1962, afin de transférer les services de la mairie dans ses nouveaux locaux, le conseil demande l’acquisition d’un mobilier et d’un matériel mieux adaptés.
Après plusieurs années de démarches, de préparation et de travaux, la nouvelle mairie de Glénic ouvre enfin ses portes à la fin de l’année 1962.
Une vue du bourg en 1905 avec l'auberge de Marie Desmoulins à l'emplacement de la mairie.
La mairie en février 2017. (Photo BP)
Retrouvez la chronologie complète des magistrats municipaux et gardiens de la falaise qui se sont succédé à la tête de la commune.
Le mot « maire » trouve son origine dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit d'un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXe siècle. Il emploie le mot « maior » quand il parle du représentant du domaine : c'est celui qui administre le village pour le compte du seigneur.
L'administrateur qui gère les affaires du village ou de la seigneurie pour le compte du seigneur porte différents noms selon les régions et l'époque.
Le terme le plus courant est le bailli ou le prévôt. Voici les principaux titres utilisés :
- Le bailli (ou sénéchal dans le Midi de la France) : C'est le représentant direct du seigneur. Il possède de grands pouvoirs administratifs, financiers et judiciaires sur l'ensemble de la seigneurie.
- Le prévôt : Souvent subordonné au bailli, il gère plus spécifiquement le domaine au quotidien, perçoit les taxes (cens, corvées) et rend la basse justice au niveau du village.
- Le maire (ou maire seigneurial) : À l'origine, au début du Moyen Âge, le maire est un paysan aisé nommé par le seigneur pour diriger la communauté villageoise, surveiller les travaux agricoles et lever les impôts locaux.
- Le procureur fiscal : Il défend les intérêts financiers et les droits du seigneur au sein de la communauté.
Ancien Régime
Mise à mal par l'effondrement des économies et des structures rurales causé par la guerre de Cent Ans, l'institution se développe après celle-ci pour répondre au besoin d'administrer de nouveau les campagnes pour le compte de propriétaires non-résidents. À la fin du XVe siècle, les maires achètent leur charge pour deux ans. Souvent, celle-ci revient par intermittence aux mêmes plus importants censitaires. L'institution décline avec le développement et la spécialisation des compétences de l'administration royale, la prévôté (juge, prévôt, lieutenant, procureur fiscal, greffier, huissier), ce avant même le début des guerres de religion.(1562 à 1598).
Claude ROBERT, maître notaire et prévôt de Glénic exerçant avant 1675, décédé le 8 mai 1675 au village de Villely, est le premier retrouvé dans les archives de Glénic.
Silvain ROBERT, fils de Claude, né vers 1624, sera nommé prévôt entre 1686 et 1693. Il décédera le 9 février 1694 au pont de Glénic.
Antoine FRIZE, né vers 1640 et décédé le 11 juillet 1709 à Glénic, était procureur fiscal en 1687. Il était le fils d’Antoine et de Jeanne Tacquenet.
Par l'édit royal de 1692 les fonctions de magistrats élus sont supprimées et dans la plupart des villes sont créés un office de maire et des offices d'assesseurs en remplacement des syndics choisis par les assemblées d'habitants. La vente des nouveaux offices permet de renflouer les caisses de l'État.
Antoine BOURLIAUD, né le 5 juin 1693 au bourg de Glénic et décédé le 9 mai 1770 au même lieu, sera nommé officier de justice et procureur fiscal de Glénic, dans le cadre du système mis en place par l’édit royal de 1692.
Les édits de 1764 et 1765 tenteront de réformer ce système en prévoyant la désignation des maires par le roi, sur proposition de trois candidats.
François FRIZE, quant à lui, exercera les fonctions de notaire royal à Glénic entre 1762 et 1764.
L'administration municipale reste sous le contrôle de l'intendant général jusqu'à la Révolution française.
De 1789 à 1799
Période reprenant la Révolution française, la Première République et le Directoire.
Les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour deux ans et rééligibles par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.
Jean Baptiste BOYRON (Le Bourg de Glénic) Commissaire de la commune du 1er janvier 1793 au 9 novembre 1794
Avec Thermidor (juillet 1794), la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795), met en place les municipalités cantonales. Chaque commune élit dorénavant un agent municipal qui participe à l'administration de la municipalité cantonale. L'agent municipal passe sous l’autorité des « présidents des municipalités cantonales ».
Jean DELAGE (Villely) premier officier municipal, du 9 novembre 1794 au 15 novembre 1795. Né le 1er février 1754 au village de Villely, il décède au même lieu le 7 avril 1819. Avant d’être maire, il était laboureur.
Jean Charles FAYOLLE (Villeraput), agent municipal du 15 novembre 1795 au 12 mai 1800. Né le 8 février 1768 à Villeraput, il décède le 9 mars 1832 à Glénic. Il était le fils de Pierre Alexis et d’Anne Beaufils.
De 1800 à 1871
Période reprenant le Consulat, le Premier Empire, la Restauration et la monarchie de Juillet.
La Constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l'élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants, par le Premier consul de la République pour les autres.
Avec la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), l'appellation de maire revient, qui remplace celle d'agent municipal.
Du 3 juillet 1848 à 1851
Pendant la Deuxième République, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants. Les maires des chefs-lieux d'arrondissement, de département et les villes de 10 000 habitants et plus, continuent d'être nommés par le préfet.
De 1851 à 1871
Pendant le Second Empire, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour cinq ans à partir de 1855.
Jean Charles FAYOLLE (Villeraput) du 13 mai 1800 au 14 juillet 1816 nommé par le préfet.
Jean DELAGE (Villely) du15 juillet 1816 au 7 avril 1819, date de son décès. Déjà premier officier municipal en 1795, il est nommé par le préfet 21 ans plus tard.
Étienne Aimé FAYOLLE (Villeraput), du 24 avril 1819 au 26 février 1820.
Pierre Alexis FAYOLLE (Villeraput), du 27 février 1820 au 4 août 1821. Démissionnaire.
Jean PICAUD (PICAND) (Le Boucheteau), du 5 août 1821 au 4 novembre 1822, date de son décès.
Né le 23 août 1778 à Domeyrot, il est orthographié PICAND sur son acte de décès du 4 novembre 1822, au Bouchetaud, où il est désigné comme bourgeois. Il était membre du conseil en 1819, sous la présidence d’Étienne Aimé Fayolle.
Après 1831, les maires sont nommés par le roi dans les communes de plus de 3 000 habitants et par le préfet dans les communes plus petites. Les conseillers municipaux, quant à eux, sont élus pour six ans.
Philippe THOMASSON (Vaumoins, puis Chibert), du 19 novembre 1822 au 15 juin 1842, date de son décès.
Né le 26 mars 1775 à Vaumoins, il décède le 15 juin 1842 à Chibert. Cultivateur propriétaire, il devient premier adjoint en 1821, sous la présidence de Jean Picaud. À l’origine du projet de maison d’école, il n’en verra cependant jamais l’aboutissement.
En 1834, il demande au conseil municipal la construction d’une route reliant le pont au bourg de Glénic, un projet vieux de plus de 60 ans. Les travaux débuteront en 1836, grâce à la loi du 21 mai 1836 relative à la corvée légale, qui imposait une contribution obligatoire et non rémunérée à tous les habitants âgés de 18 à 60 ans.
Jean THOMASSON (Vaumoins), du 23 août 1842 au 13 mai 1871 (nommé par le préfet), puis du 14 mai 1871 au 20 janvier 1878 (élu par le conseil municipal). Né le 28 octobre 1804 à Vaumoins, il décède le 22 mai 1878 dans ce même village. Fils de Philippe Thomasson et de Magdeleine Boiron, il devient membre du conseil municipal le 1er décembre 1822, alors que son père est maire. Au décès de ce dernier, il lui succède et reste à la tête de la commune jusqu’au 20 janvier 1878. Il demeurera ensuite conseiller municipal jusqu’à sa mort, après près de 56 années au service de la commune. Sous sa mandature, on verra l’agrandissement du cimetière. Il continuera à œuvrer avec détermination pour la construction d’une école, mais, tout comme son père, il ne verra pas le projet aboutir. Il décédera deux ans avant l’ouverture de celle-ci.
De 1871 à aujourd’hui
Au début de la IIIe République, les maires sont élus par le conseil municipal.
Claude GANIVOT (Le Moulin des Côtes), du 21 janvier 1878 au 4 novembre 1893. Né le 10 août 1841 à Ajain, il décède le 28 juillet 1901 au Moulin des Côtes, à Glénic. Claude était charpentier, puis cultivateur. Élu membre du conseil municipal le 11 mai 1871, il voit, durant sa mandature, la création de nombreux chemins, facilitant ainsi les accès au chef-lieu de la commune. Il assiste également à l’aboutissement du projet de maison d’école en 1880. Le ré agrandissement du cimetière, dont le projet datait de 1883, est achevé en 1890.
François PARRAIN (Villegondry), du 5 novembre 1893 au 9 décembre 1919. Né le 31 décembre 1840 à Saint-Sulpice-le-Guérétois, il décède le 7 juin 1923 à Villegondry, à Glénic. Il était cultivateur. Il devient membre du conseil municipal le 21 janvier 1878. Il est à l’origine du prolongement des murs de soutènement à l’entrée du bourg, ainsi que de celui qui soutient la cour de l’école. Il poursuit également la création de chemins vicinaux, rendant les villages beaucoup plus accessibles. Sous sa mandature, l’usine hydroélectrique de Bonnavaud est construite, tout comme la ligne ferroviaire Guéret–La Châtre. Le bourg et le pont sont électrifiés en 1909.
À la déclaration de la guerre, en août 1914, cinq membres du conseil municipal sont mobilisés. L’un d’eux ne reviendra pas.
Antoine CACARD (La Brousse), du 10 décembre 1919 au 18 mai 1929. Né le 1er octobre 1877 à La Brousse, à Glénic, et décédé en 1946, il était mécanicien dans l’aviation. Conseiller municipal depuis juin 1912, il est mobilisé le 3 août 1914. Nommé adjudant le 17 mars 1917, il passe au deuxième groupe d’aviation et est démobilisé le 29 janvier 1919. Il retrouve alors sa place au conseil municipal jusqu’à son élection à la mairie. Durant sa mandature, le cimetière est agrandi en 1927, une bascule est installée à la gare en 1926, le monument aux morts est inauguré le 2 novembre 1924 et l’électrification des villages commence. Après sa mandature, il est nommé adjoint de Monsieur Martin et reste membre du conseil municipal jusqu’au 19 mai 1935.
La loi du 10 avril 1929 porte de quatre à six ans la durée du mandat des maires et des conseillers municipaux.
Jean MARTIN (Le Pont), du 19 mai 1929 au 1er septembre 1944. Né le 6 février 1891 au Pont de Glénic, il décède le 27 août 1959 au Moulin Neuf, à Glénic. Jean était cultivateur. Il a été décoré chevalier de la Légion d’honneur. Durant son mandat, il œuvre pour que tous les villages puissent bénéficier de l’électricité. Il aménage plusieurs chemins et en crée de nouveaux afin de désenclaver les villages et de faciliter les déplacements entre eux, même si cela nécessite parfois l’expropriation de terrains. Son mandat prend fin le 1er septembre 1944. À cette période, les maires sont immédiatement destitués par les forces de la Résistance.
Henri TESTE (Les Écures), du 2 septembre 1944 au 18 janvier 1964. Né le 25 mai 1882 à Champsanglard, il épouse en 1907 Alphonsine Auclair, originaire des Écures. Henri décède le 15 décembre 1963 à Saint-Vaury. Il était cultivateur et lieutenant de gendarmerie. Élu président du Comité local de Libération en septembre 1944, il accède à la mairie à la suite de cette présidence. À cette période, les maires sont destitués par les forces de la Résistance. Les nouveaux édiles sont choisis par les Comités locaux de Libération en raison de leur intégrité, de leur hostilité à l’occupant ou de leurs sympathies patriotiques. La nomination d’Henri Teste à la présidence du Comité local de Libération (CLL) par les instances départementales de la Résistance, notamment le Comité départemental de libération (CDL) de la Creuse, témoigne de la confiance qui lui est accordée dans ce contexte de Libération. Durant son mandat, une cantine scolaire voit le jour en 1948. À la même période, la mairie est provisoirement transférée dans une salle de classe désaffectée, où elle demeure jusqu’en 1962. En 1955, la commune fait l’acquisition d’un bâtiment qui sera rénové afin d’accueillir la nouvelle mairie, laquelle ouvrira ses portes en novembre 1962.
Raymond NICOLAS (Le Pont), du 19 janvier 1964 au 28 juin 1980. Né le 18 août 1905 à Glénic, il décède le 5 juillet 1984 dans cette même commune. Il entre au conseil municipal le 15 mars 1959 et est proclamé adjoint. Elu maire le 19 janvier 1964, pour des raisons de santé, il démissionne de ses fonctions le 28 juin 1980, mais reste membre du conseil municipal jusqu’au 19 mars 1983. Durant son mandat, en 1964, il fait aménager un parking au bourg, à l’emplacement de l’ancien cimetière. En 1966, la commune acquiert un terrain en vue d’y aménager un camping, qui ouvrira officiellement ses portes pour sa première saison en 1970.
Jean BRANDON (Mauques), du 29 juin 1980 au 19 mars 1983. Né le 26 septembre 1905 à Mauques, il décède le 3 mars 1993 à Sainte-Feyre. Il entre au conseil municipal le 21 mars 1965 et devient adjoint le 27 juin 1977. Élu maire en juin 1980, il exerce ses fonctions jusqu’en mars 1983. À l’issue de son mandat, il reste membre du conseil municipal.
Henri GLOMOT (Villelot), du 20 mars 1983 au 18 mars 1989. Né le 28 novembre 1924 à Glénic, il décède le 10 mars 2020 à Glénic.
Éliane FANTHOU (Peyzat), du 19 mars 1989 au 16 mars 2008.
Jean-Claude CHEVALIERAS (Villelot), du 17 mars 2008 au 24 octobre 2012. Né le 23 septembre 1942 à Ladapeyre, il décède le 24 octobre 2012 à Guéret.
Roland BRUNAUD (Véchères), du 25 octobre 2012 au 25 mai 2020.
Marie-France DALOT (Chalembert), depuis le 25 mai 2020.